
« C’est lorsque le monde dort que naissent les monstres.
Et des monstres, nous en avons déjà beaucoup parmi nous.
Le premier d’entre eux : notre indifférence. »
(F. ALBANESE, Quand le monde dort…)
Chers amis,
Alice BSÉRÉNI, animatrice d’ateliers d’écriture, nous propose ci-dessous le compte rendu substantiel du déjà très célèbre et incontournable livre « Quand le monde dort, Récits, voix et blessures de la Palestine » (Éditions Mémoire d’encrier, novembre 2025, 260 pages) de Francesca Paola ALBANESE (photo ci-contre en 2025) destiné à réveiller, conformément à la promesse de son titre, les bonnes consciences humanistes occidentales, si l’on en croit au moins son écho, très largement positif, reçu tant sur la scène politique internationale que dans de nombreux médias ainsi que parmi les critiques des revues françaises, étant donné les qualités professionnelles et les fonctions officielles de son auteure au sein de l’ONU.
Quelques mots liminaires sur l’auteure qui, loin de vouloir constituer une biographie, viseront seulement à permettre peut-être de mieux saisir la genèse et le contexte dans lesquels baigne son ouvrage.
Née à Ariano Irpino, le Francesca Paola ALBANESE, juriste et chercheuse italienne originaire de CAMPAGNIE, dans l’Italie du sud (dont la grande métropole est Naples), s’est spécialisée dans le droit international, ce qui lui a permis d’être nommée rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens, dès le 1er , pour un mandat de trois ans qui fut ensuite reconduit jusqu’en 2028.
Son cursus universitaire est à la fois italien, à ses débuts, et plus largement européen ensuite.
En effet, c’est d’abord à l’université de PISE qu’elle a obtenu son premier diplôme dit « Laurea Magistrale in Giurisprudenza », diplôme italien de second cycle (Master 2) sanctionnant 5 années d’études juridiques. Cette formation visant à donner aux étudiants une connaissance approfondie des systèmes juridiques français et italien est conçue dans une perspective juridique comparative et dans l’acquisition d’une compétence linguistique bilingue (Italien/Français) afin de permettre leur future implication professionnelle dans le domaine transnational et international. Les étudiants choisissent dans le cadre du Master I plusieurs spécialités et ensuite, au Master II, ils se spécialisent en fonction de leur choix initial. À l’issue de cette formation, les étudiants obtiennent le laurea magistrale et un Master 2 de Droit (mention au choix).
S’agissant de la suite de son cursus universitaire, c’est à LONDRES, à la School of Oriental and African Studies (SOAS), qu’elle obtint un master en droits de l’homme. Elle termina son doctorat en droit international des réfugiés à la faculté de droit de l’université d’AMSTERDAM.
Son parcours universitaire se poursuivit à l’université de GEORGETOWN [1], au sein de l’Institut pour l’étude des migrations internationales, où, jusqu’en décembre 2025, elle fut chercheuse affiliée.
Elle fut également, en JORDANIE (AMMAN), conseillère principale sur les migrations et les déplacements forcés auprès de l’organisation à but non lucratif Arab Renaissance for Democracy and Development (ARDD) [2].
Elle fut enfin chercheuse à l’Institut international d’études sociales de l’université Érasme de ROTTERDAM où elle a cofondé le Réseau mondial sur la question de la Palestine (GNQP), une association active de professionnels et d’universitaires, tous renommés, engagés soit en Israël, soit en Palestine, ou sur cette question.
C’est dire que son parcours universitaire fut toujours orienté sur les droits de l’Homme, le droit international des réfugiés, les migrations internationales avant de se concentrer sur la question palestinienne, mais toujours abordée sous le prisme du Droit international, ce qui explique sa nomination comme rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens [3].
Francesca ALBANESE, venue à Paris, en novembre 2025, pour présenter la traduction de son livre précité en Français, s’est heurté à la censure des autorités françaises et certains groupes de pression qui ont conduit l’administrateur du Collège de France à annuler le colloque sur la Palestine intitulé « La Palestine et l’Europe : poids du passé et dynamiques contemporaines » qui devait se tenir au sein de cette vénérable institution, avec sa propre participation et aussi celle de Dominique de VILLEPIN, suite à une véritable cabale menée par une partie de la classe politique et aussi médiatique partisane [4]. Ce colloque, qui devait se tenir sur 2 jours – du jeudi 13 au vendredi 14 novembre -, se proposait d’aborder différentes thématiques avec des chercheurs spécialistes dans leur discipline : « Les Palestiniens sous mandat », « Les responsabilités de l’Europe : de l’échec d’Oslo à la destruction de Gaza », ou encore « Le sionisme comme projet européen d’expansion coloniale ».
Francesca ALBANESE a pu néanmoins présenter son ouvrage le 15 novembre 2025 à l’Espace Résistances (Paris, 17ème arrondissement) lors d’une réunion organisée par l’association EuroPalestine. L’Espace Résistances, croulant sous l’afflux des participants, n’a pu répondre à toutes les demandes d’inscription à cette réunion. Lors de la présentation de son ouvrage, maîtrisant parfaitement la langue française (voir son cursus ci-dessus), en réponse aux nombreuses questions qui lui furent posées, elle a notamment précisé que même dans son pays, l’Italie, malgré la coloration très droitière du gouvernement de Giorgia MELONI, elle ne s’est jamais heurté à une telle censure.
Mais, comme annoncé, laissons maintenant à Alice BSÉRÉNI le soin d’évoquer, pour nous, sa propre lecture de l’ouvrage de Francesca ALBANESE.
Louis SAISI
Paris, le 19 janvier 2025
Francesca ALBANESE, « QUAND LE MONDE DORT, Récits, voix et blessures de la Palestine » [5]
Éditions Mémoire d’Encrier, novembre 2025, 260 pages.
Compte rendu d’Alice BSÉRÉNI
Le livre profondément humain de Francesca ALBANESE – observatrice, rapporteuse spéciale de l’ONU pour la Palestine où elle a vécu de nombreuses années – s’ouvre sur un cri d’indignation : contre l’inacceptable, l’indifférence, un rejet viscéral de l’injustice, et les complicités de tous ordres en Occident. L’ouvrage, construit à la manière d’un essai scrupuleusement documenté et rigoureusement juridique, invite dix personnalités témoins et acteurs d’une situation complexe jusqu’à l’inextricable. Le bilan est accablant, le constat insupportable, les faits incontestables : à Gaza comme en Cisjordanie occupée, c’est bien de « génocide » dont il faut parler : « l’intention » en est clairement établie, et même clairement énoncée, assénée : « Ils doivent disparaitre », « Il n’y aura jamais d’État palestinien », mantras réitérés à chaque Conseil des ministres israéliens de la coalition d’extrême droite au pouvoir. L’horreur à chaque page déversée n’est atténuée que par le parti pris d’humanité porté sur les êtres, les événements, le pays, les personnages. Au point que l’ouvrage, écrit au « je », a qualité autant d’auto biographie que de rapport technique à caractère humanitaire et juridique.
Les violations du Droit y sont partout traquées, en partant des « commencements » d’Israël et la privation des Palestiniens de leurs terres depuis 1947, l’absence d’un État qui, bien que reconnu dans les textes, n’a toujours pas vu le jour. Les violations des lois de la guerre qui interdisent de s’en prendre aux civils. Les violations du Droit humanitaire qui oblige la puissance occupante d’en assurer l’application – acheminement de l’aide, soins, alimentation, protection des civils… Les violations de la Déclaration sur la protection des femmes et des enfants en période d’urgence et de conflit armé [6] qui interdit de s’en prendre à eux, victimes les plus nombreuses à Gaza d’une guerre largement considérée comme exterminatrice.
L’autrice connait le pays de l’intérieur, juriste auprès de l’UNRWA de longues années, résidente à Jérusalem-Est, ce qui a décidé l’ONU à retenir sa candidature à cette fonction de Rapporteure spéciale. Elle fait état de sa vie de femme, de mère, de juriste, d’expert avec l’autorité que lui procure un statut de diplomate internationale et lui vaut quelques déboires. Ses compétences sont validées à chacune de ses missions, lisibles dans l’engagement inconditionnel qu’elle assume jusque dans leurs conséquences : déclarée persona non grata aux É-U, interdite de séjour sur le sol américain où elle réside aussi, comptes et salaires bloqués… Sans se voir à l’abri de représailles plus graves, pour elle et sa famille.
C’est par la voix de HIND, fillette de six ans, assassinée le 29 janvier 2024 dans le véhicule qui la retenait prisonnière dans le chaos de Gaza, au terme d’une journée entière de calvaire dans la carrosserie mitraillée de 335 balles [7], que s’ouvre le flux des témoignages. Le film, « La Voix de Hind RAJAB », restitue le calvaire de l’enfant et les efforts vains des secouristes, capturés en direct par divers portables. Hind devient l’effigie et le symbole de l’enfance palestinienne martyrisée.
Habu HASSAN, guide patenté de Jérusalem, devenu vite un ami, lui qui décline si bien les conséquences de l’Occupation : maisons, volées, femmes, veuves, pierres éparses au seuil du chemin. Une institution à lui seul. Occasion pour l’autrice de se remémorer les premiers pas dans la vieille ville, début d’une longue carrière internationale enchaînant les missions. Il se fait guide touristique d’une autre face de l’histoire que celle débitée par les prospectus officiels, version israélienne. Ils feront le tour des villes palestiniennes, Hébron, Naplouse, Jénine ou le camp de Balata, mais aussi des colonies de Cisjordanie. Autre dossier sensible, les prisons où croupissent tant de prisonniers/otages palestiniens, et l’immense prison à ciel ouvert qu’est devenue la Palestine tout entière avec la démultiplication des checks points et leur mobilité imprévisible, celle des murs, des frontières mouvantes, du blocus de Gaza depuis 2007 [8], des arrestations arbitraires, tracasseries administratives, règlements à géométrie variable selon qu’on est Palestinien, arabe israélien, résident temporaire… Un monde orwellien que l’autrice promet d’explorer plus avant, en particulier les conditions spéciales de rétention dans les geôles israéliennes.
GEORGE, un voisin qui deviendra vite un ami précieux et compagnon de route dans les ruelles sombres de la vieille ville, indispensable pour en décrypter les codes et conditions de vie. En figure légendaire de ses ruelles et de ses bistrots, il est dépositaire et témoin de l’histoire de l’occupation et son irrésistible invasion territoriale, géographique, politique, humaine. Il restera l’ami fidèle, repère des tribulations de la famille.
Alon CONFINO, universitaire juif assoiffé de justice, qui, avec d’autres de ses collègues, traque le masque antisémite qu’il démarque de l’anti sionisme, jusqu’à en proposer une définition claire reprise depuis par l’ONU. Il est bien conscient de l’instrumentalisation de la Shoah et d’une politisation de la mémoire de l’Holocauste pour justifier les violations des droits humains à l’encontre des Palestiniens, de même que de l’utilisation perverse du langage : « conflit », alors qu’il s’agit d’un système durable de domination et d’expropriation relevant du paradigme du colonialisme de peuplement » par exemple. Il sait aussi expliquer les raisons de l’attachement profond des juifs à cette terre dans un contexte historique où ils n’avaient nulle part où aller, rejetés par tous en Europe alors aux prises avec un antisémitisme violent.
INGRID, infatigable militante, cofondatrice du mouvement BDS [9] avec Omar Barghouti, après avoir fondé un Centre de recherches (BADIL) [10] pour le droit au retour des réfugiés de 1948, qui consacre ses forces à débusquer l’apartheid et le combattre. Israël est bien une puissance occupante : Gaza, la Cisjordanie, Jérusalem-Est, le Golan syrien où vivent 800 000 colons israéliens dans 300 colonies, en dépit de l’obligation faite par la CIJ et la Charte des Nations unies de respecter les droits fondamentaux de la population occupée à l’autodétermination et interdit l’acquisition de territoires par la force. L’autrice qualifie Ingrid, bien trop tôt disparue, de révolutionnaire, activiste, intellectuelle, militante généreuse et brillante. Ses initiatives ont permis à la CIJ de statuer sur l’illégitimité des dispositifs d’occupation : érections des murs, la nasse des colonies, occupation territoriale, violations de l’exercice du droit humanitaire… Sans que les choses bougent sur le terrain, sauf en pire. Et toujours l’importance de restituer aux mots leur sens véritable, d’en dénoncer l’utilisation perverse pour justifier l’inacceptable. Il s’agit bien d’une situation d’apartheid, c’est bien de génocide dont il est question.
GHASSAN, chirurgien palestinien britannique, interroge les cruautés d’un génocide qui n’en finit pas, dont il a constaté les dégâts en plusieurs semaines d’interventions chirurgicales à Gaza. Mais aussi les complicités médiatiques qui, en Angleterre, le rendent possibles : BBC, CNN, Washington Post, Wall Street Journal… Lui-même est porté sur liste noire : il a constaté l’usage du phosphore blanc, strictement interdit, le nombre invraisemblable des amputations, les corps calcinés… « On reconnait un génocide quand tout est détruit : le présent, l’avenir, et le passé. Tout ce qui fut le peuple de Gaza est rasé, effacé.»
En exergue du chapitre consacré à Eyal WEIZMAN, architecte médicolégal, sont rappelés les articles de la CONVENTION POUR LA PRÉVENTION ET LA RÉPRESSION DU CRIME DE GÉNOCIDE. Eyal montre comment mesurer la destruction d’un peuple par une politique de fragmentation géographique, une emprise d’occupation horizontale, mais aussi le contrôle de l’espace aérien et du sous-sol, tunnels, aqueducs, en une sorte de « chaos structuré », ceci au désavantage des Palestiniens. Au point que pour eux, la maison est quelque chose qu’on quitte, pas un endroit où l’on reste. Le constat est amer, et ne laisse augurer d’aucune suite conforme aux règles du Droit et à la restauration d’une justice digne de ce nom en Palestine.
MALAK, jeune artiste plasticienne de Gaza exilée enfin à Londres, cherche en vain le « chez soi » d’un réfugié. Dans sa famille on revient longuement sur la Nakba, la destruction de 500 villages, l’exode de 750 000 Palestiniens, les massacres, exécutions sommaires, viols, et autres crimes, Tantoura et Deir Yacine… poursuivant la dépossession engagée sous mandat britannique dès 1920. La PLS [11] basée à Londres en documente l’ensemble des étapes, tant sur le plan historique, que factuel et géographique. Les terres confisquées sont occupées par les actuels colons « utilisant les kibboutz comme avant-postes militaires, (considérés ailleurs comme le fleuron du modèle socialiste du jeune État juif) ». « Malak » est aussi le nom d’une famille d’artistes plasticiens de Gaza, dont l’œuvre de cette jeune artiste, rencontrée déjà à Gaza, figure en couverture du livre. Elle sera la créatrice d’une œuvre monumentale témoignant du génocide de Gaza, appelée « la Guernica de Gaza », mais aussi « No Words », en noir et blanc pour « refléter la réalité atroce qui les réduit au silence ». Devenue avec d’autres, poètes ou écrivains, voix de son peuple, elle se sait désormais une cible à abattre dans le champ de mire d’Israël, car l’art signifie l’espoir.
Gabor MATE, médecin psychothérapeute canadien d’origine hongroise, travaille sur les traumatismes et rappelle l’importance de conserver à tout prix la mémoire d’un peuple qu’on veut anéantir. Il s’intéresse à ce qui est vécu à titre personnel et collectif et à ses conséquences internes : refoulement du souvenir de la douleur, culpabilité, autosabotage, mépris de soi… qu’il s’agisse de la Shoah et maintenant de Gaza. Les juifs ont eu, eux, maintes occasions d’affronter, par maintes cérémonies et commémorations, le traumatisme collectif au cours de siècles de persécutions, ce qui est refusé aux Palestiniens depuis la Nakba et les persécutions qui se poursuivent, pas plus que les Roms et les Sintis, (ou les Arméniens).
MAX, enfin, le fidèle compagnon de vie et de route, de lutte, gardien de la famille quand elle s’absente, avec qui elle a arpenté les routes et terres de Palestine devenues depuis territoire israélien, engagé comme elle en première ligne, avec son intelligence raffinée, sa pensée intègre… la même intolérance face à l’injustice. Lui, sans qui les forces de poursuivre flancheraient trop souvent, s’éteindraient peut-être… Pour conclure sur « le vice de l’espérance » chevillé au corps, qui le fait tenir, le triture, le répare, le semonce, le porte et le contraint… Car, pour Francesca ALBANESE, » C’est quand le monde dort que naissent les monstres. Et des monstres, nous en avons déjà beaucoup parmi nous. Le premier d’entre eux : notre indifférence « .
Le livre tout entier est une leçon d’humanité, de courage et de soif de justice, une empathie insatiable envers le malheur palestinien, une conviction inébranlable dans les vertus et la nécessité du Droit et des Institutions, de la Loi et des lois, seuls axes et boussole pour penser une issue au nœud gordien qui emprisonne et empoisonne la région. Et devraient inciter les puissances occidentales à décider enfin de sanctions à l’encontre d’Israël, à l’image du boycott qui a fait reculer le régime d’apartheid en Afrique du sud. Il est plus que jamais urgent de desserrer la nasse qui étouffe la Palestine et l’espoir d’une issue équitable à l’enfer dont ces mêmes puissances sont largement complices, ou complaisantes, quand elles n’en sont pas directement contributrices.
Alice BSÉRÉNI, décembre 2025 – janvier 2026.
NOTES
[1] GEORGETOWN est un quartier de Washington, la capitale fédérale des États-Unis, dont le nom est attaché à l’existence d’une université de renom du même nom. Celle-ci, créée en 1789 par des jésuites, est un établissement d’enseignement supérieur catholique classé parmi les 15 meilleures universités des États-Unis. Au sein de celle-ci, la GULC (= GEORGETOWN University Law Center) est l’une des écoles de droit classée comme la seconde des États-Unis et l’une des plus prestigieuses dans le monde. Située à proximité des grands tribunaux de la ville, dont la Cour suprême des États-Unis, GULC jouit d’une réputation d’excellence dans les domaines du droit fiscal et du droit international. Très attractif, aujourd’hui, le Centre offre une formation de Juris Doctor à près de 2000 étudiants et des programmes de troisième cycle à près de 500 étudiants.
[2] Fondée en 2008 à AMMAN, en Jordanie, l’Arab Renaissance for Democracy and Development (ARDD) est une organisation de la société civile qui cherche à relancer un nouveau projet de Nahda (Renaissance arabe) afin de contribuer à relever les défis auxquels le monde arabe est confronté, en s’appuyant sur les réalisations et les idées de la Nahda arabe et visant à ouvrir la voie à une participation future dans la formulation d’actions concrètes pour atteindre le changement et le développement souhaités.
[3] Populaction Actualités (site) : » Francesca Albanese : Profil d’une militante des droits humains »
[4] Le magazine de droite Le Point ayant dénoncé ce colloque comme « entre-soi pro palestinien », et la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) n’ayant pas hésité à le qualifier d’une « foire antisioniste »…
[5] L’illustration de la couverture de l’ouvrage de Francesca ALBANESE est l’œuvre de l’artiste palestinienne Malak MATTAR. Issue d’une famille d’artistes, Malak est née à Gaza en 1999. Elle a commencé à peindre dès l’adolescence sous l’occupation et le siège militaire israéliens. Elle a obtenu une bourse en 2023 afin de poursuivre une maîtrise en beaux-arts à Londres. Francesca ALBANESE a rencontré Malak alors qu’elle était toute jeune à Gaza. Un chapitre de Quand le monde dort est dédié à cette rencontre marquante, à l’artiste, et à la lutte qu’elle mène pour sauver sa famille de la mort qui rôde autour de toutes les familles de GAZA.
[6] Résolution 331, adoptée le 14 décembre 1974 par l’Assemblée générale de l’ONU.
[7] « La Voix de Hind Rajab », réalisatrice KAOUTER BEN HANIA, 2024, récompensé par le Grand prix du jury à la Mostra de Venise.
[8] Rappelons qu’au regard du droit international, un blocus équivaut à une mesure de guerre, contrairement à l’embargo, plus souple dans ses dispositifs.
[9] BDS = Boycott, Désinvestissement et Sanctions (en anglais Boycott, Divestment and Sanctions) est une campagne qui a pour objectif de dénoncer la colonisation israélienne des territoires occupés, et de soutenir le droit au retour des réfugiés palestiniens. Elle se fixe comme moyens l’appel au boycott d’Israël, des campagnes pour le désinvestissement en Israël et la promotion de sanctions.
[10] Le Centre de ressources BADIL, créé en janvier 1998, pour les droits de résidence et des réfugiés palestiniens, est une organisation indépendante à but non lucratif spécialisée dans les droits de l’Homme, engagée à protéger et promouvoir les droits des réfugiés palestiniens et des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays. BADIL bénéficie du statut consultatif spécial auprès du Conseil économique et social des Nations Unies (ECOSOC) et fait également partie d’un grand nombre de réseaux d’organisations palestiniennes. BADIL a mené une campagne active pour faire connaître les droits des réfugiés dans divers forums internationaux, ce qui lui a valu d’être reconnu comme une organisation de premier plan parmi les ONG et centres de recherche travaillant dans ce domaine après les accords d’Oslo. BADIL publie al-Majdal un magazine trimestriel en anglais consacré aux questions des réfugiés palestiniens.
[11] La Palestinian Land Society (PLS) consacre l’ensemble de la documentation susceptible de fonder le « Droit au retour » des réfugiés palestiniens, concentrés, pour près trois millions d’entre eux, à Gaza, les autres dans les camps des pays voisins, ou diaspora dispersée dans le monde.