L’analyse biaisée et contestable de Brice TEINTURIER concernant les résultats de LFI au 1er tour des Municipales de 2026 par Louis SAISI

L’analyse biaisée et contestable de Brice TEINTURIER concernant les résultats de LFI au 1er tour des Municipales de 2026

par Louis SAISI

Brice TEINTURIER est, comme on le sait, un analyste politique français spécialisé dans les sondages politiques et études d’opinions ayant fait toute sa carrière ascendante dans l’univers très particulier des sondages.

Or, comme on le sait déjà, fondés sur la prédiction des mouvements d’opinion, les sondages, malgré la fausse apparence de la rigueur de leurs chiffres ne sont pas une science exacte [1], même lorsque les organismes qui les pratiquent s’autoproclament pompeusement « instituts », comme le montre le fait avéré qu’ils se trompent souvent car ce sont des activités reposant sur les sciences humaines et sociales.

Par ailleurs, il n’est pas sûr que les sondeurs rendent toujours compte de la réalité observée de manière objective et impartiale.

Depuis 2010, Brice TEINTURIER est lui-même directeur général délégué de l’institut de sondages IPSOS, après avoir été successivement à l’IFOP (1990-1996) directeur du département « Politique et opinion » ; puis à la TNS SOFRES (1997-2010) où il devient directeur du département « Politique & opinion » en 2004, avant d’accéder aux fonctions de directeur général adjoint de TNS Sofres entre 2005 et 2010.

Tel l’oracle de Delphes [2], Brice TEINTURIER est souvent invité dans les médias français (radios, chaînes de télé), notamment dans les soirées électorales politiques.

Depuis un certain temps déjà, à l’unisson avec les radios du service public (notamment FranceInfo) et les chaînes de télé, publiques et privées, ainsi que la presse quotidienne écrite, Brice TEINTURIER soutient la thèse selon laquelle LFI, focalisée sur les élections présidentielles de 2027, développerait ses analyses et son action politique en se tournant quasi exclusivement vers les jeunes et les populations d’origine immigrée des banlieues déshéritées en laissant totalement de côté les classes moyennes, d’où les prises de position de LFI en faveur de Gaza (soupçonnées d’être électoraliste et à usage interne des banlieues), ce qui, soit dit en passant, implicitement fait oublier et absout le grand silence des autres partis politiques peu présents ni encore moins impliqués dans la protestation contre les bombadements de GAZA par Israël ayant fait plusieurs dizaines de milliers de victimes civiles innocentes.

C’est ainsi que Brice TEINTURIER a réitéré dimanche soir, 16 mars, son analyse habituelle précitée lors de la soirée électorale organisée sur les chaînes de télé publiques. Et le lendemain, sur France 5, avec son collègue Jérôme JAFFRÉ, directeur du Centre d’études et de connaissances sur l’opinion publique (Cecop), il n’a pas hésité à reprendre cette même analyse discutable, lors de l’émission « C dans l’Air », de 17h25 à 18h55, où avec un choix d’invités bien triés et prétendument « experts », l’animatrice Carole ROUX fait régulièrement monter la pression… la plupart du temps hostile à LFI …

Rappelons également que pour ce scrutin le concert politico-médiatique du « Tout sauf LFI » – largement orchestré par les radios et chaînes de télé du service public – n’avait cessé de souligner pendant des mois, avant le scrutin du 15 mars, combien LFI, systématiquement dénigrée et « placée en quarantaine », allait se trouver en difficulté dans ces Municipales.

Au lendemain du 1er tour, certains, comme Brice TEINTURIER, s’attachent encore à vouloir minimiser la percée de LFI en expliquant qu’elle se limiterait aux populations d’origine migrante des banlieues déshéritées comme SAINT-DENIS – où LFI a conquis, dès le 1er tour, la ville la plus importante d’Ile-de-France après Paris – et aux populations jeunes très présentes dans les villes universitaires comme LILLE (où LFI fait presque jeu égal avec le maire PS soutenu par l’Union de la gauche).

Or force est de constater que la percée de LFI est générale car les Insoumis réalisent de bons scores (souvent très au-dessus de 10%) autant dans des grandes villes (Paris, Lyon, Marseille, Toulouse) que dans des villes moyennes (Lille, Limoges, Montpellier, Nantes, Grenoble, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Villeurbanne, Vaulx en Velin, Saint-Brieuc, Brest, etc.), les unes et les autres très diverses, dans leur sociologie électorale, comme le montre le tableau ci-dessous exclusivement focalisé sur les résultats de LFI dans les villes où les insoumis effectuent une poussée historique que nous avons-nous-mêmes pu vérifier à partir de l’ensemble des résultats donnés par le quotidien Le  Monde dans son édition du 17 mars 2026. Nous nous sommes volontairement abstenus de  faire état des résultats acquis à l’issue du 1er tour – élus de LFI qui ne se limitent pas à Saint-Denis car la représentation proportionnelle a permis l’entrée de représentants des listes LFI dans un certain nombre de conseils municipaux élus au 1er tour – nous bornant à un relevé des forces politiques en présence en vue du second tour.

L’on peut, par ailleurs, s’étonner que MM TEITURIER et Jérôme JAFFRÉ, dans leurs commentaires sur la situation politique actuelle générée par la tension des Municipales, lors de l’émission « C à vous » précitée, s’immiscent dans les débats propres aux partis politiques en s’érigeant en censeurs du rapprochement au 2ème tour entre le PS et les Insoumis dans certaines villes. Ces deux politistes considèrent que cela constitue pour eux un démarquage coupable de ce que serait la position des adhérents du PS, sauf à oublier que les adhérents et sympathisants du PS ne sont qu’une faible partie des électeurs qui, à gauche, ont tendance à plébisciter, dans leur grande majorité, les accords et les alliances.

Par ailleurs, est-il besoin de rappeler à ces chercheurs qu’ils sortent de leur rôle d’observateurs de la vie politique en devenant des prescripteurs de comportement politiques, ce qui déontologiquement n’est guère compatible avec une posture de chercheur neutre et scientifique.

Louis SAISI

Paris, 18 mars 2026

Les résultats de LFI au 1er tour des Municipales en dehors des sièges acquis à l’issue de celui-ci

Région Ville Population en nombre d’Inscrits sur les listes électorale. % score LFI au-dessus de 10% Position de LFI par rapport aux listes rivales
AUVERGNE-RHÔNE-ALPES GRENOBLE (Isère) 87 298 14,59%

(LFI)

3ème position, Union droite LR  27,04%) et Union Gauche, LE (26,33%)
SAINT-ETIENNE

(Loire)

88 731 13,29%

(LFI)

4ème position, après Union Gauche PS (29,16%), RN (18,97%) et Union droite LR (16,30%)
CLERMONT-FERRAND (Puy-de-Dôme) 76 790 17,01%

(LFI)

3ème position, après Union Droite, LR (33,95%) et Union Gauche, PS (29,99%)
LYON (Rhône)

Mairie de Lyon

321 176 10,41%

(LFI)

3ème position, après Union Gauche, LE (37,36%) et Div. Centre, Div. droite (36,78%)
VILLEURBANNE (Rhône)

 

87 509 17,71%

(LFI)

2ème position, après Union Gauche, LE (35,13%)
VAULX-EN-VELIN 26 209 41,54%

(LFI)

2ème position, après Divers Gauche PS (43,57%)
VENISSIEUX 31 434 25,95%

(LFI)

2ème position, après Union Gauche PCF (28,32%)
BOURGOGNE-FRANCHE-COMTE Besançon

(Doubs)

68 616 10,90%

(LFI)

3ème position, après Div. Droite (40,13%) et Union Gauche LE (33,37%)
  BREST (Finistère) 86 967 15,39%

(LFI)

3ème position, après Divers droite, LR (30,24%), Union Gauche, PS (23,80)
SAINT-BRIEUC (Côtes d’Armor) 28 061 11,71%

(LFI)

4ème position, après Union Gauche (33,20%), Divers droite (31,70%), Extrême droite (12,91%)
  RENNES (Ille-et-Vilaine) 128 985 18,61%

(LFI)

3ème position, après Union Gauche, PS (34,53%) et Union centriste, Hor. (22,47)
 

 

CENTRE-VAL-DE-LOIRE

TOURS 86 326 11,38%

(LFI)

4ème position, après Union Gauche, LE (33,82%), Divers centre, Parti Rad (23,73%) et RN (11,62%)
FLEURY-LES-AUBRAIS 13 094 11,23%

(LFI)

5ème position, après Union Gauche (31,91%), Divers centre (20,10%), Union extrêm droite (19,40%), Divers centre (14,79%)
 

 

 

 

GRAND-EST

NANCY (Meurthe-et-Moselle) 56 403 11,83%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PS (43,11%), Union centriste, Parti Rad (33,43%)
METZ (Moselle) 72 166 10,40%

(LFI)

4ème position, après Divers droite (43,09%), RN (17,05%), PS (13,37%)
STRASBOURG (Bas-Rhin) 12,03%

(LFI)

4ème position, après PS (25,93%), Divers droite (24,23%), Divers Gauche LE (19,72%)
SCHILTIGHEIM (Bas-Rhin) 20 062 11,14%

(LFI)

4ème position, après Union Gauche (28,90%), LR (19,12%), Divers (15,49%)
 

HAUTS-DE-FRANCE

 

 

 

 

HAUTS-DE-FRANCE

LILLE (Nord) 126 051 23,36%

(LFI)

2ème position, après Union Gauche PS (26,26%)
CROIX (Nord) 14 034 10,58%

(LFI)

4ème position, après Divers droite (43,57%), Divers centre (30,65%), Divers Gauche (15,21%)
ROUBAIX (Nord) 18 331 46,64%

(LFI)

1ère position, avant Divers droite (20,09%)
TOURCOING (Nord) 66 515 16,74%

(LFI)

3ème position, après Divers droite (47,64%) et RN (18,43%)
VILLENEUVE D’ASCQ

(Nord)

40 974 17,77%

(LFI)

3ème position, après Divers gauche (30,67%) et Divers droite (23,43%)
WATTRELOS

(Nord)

29 450 16,02%

(LFI)

3ème position, après Divers gauche (44,04%) et RN (36,73%)
CREIL (Oise) 15 305 31,67%

(LFI)

2ème position, après Union Gauche (41,62%)
 

 

 

 

 

ILE-DE-France

 

 

 

 

 

 

 

ILE-DE-FRANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ILE-DE-France

 

 

 

 

 

 

 

 

ILE-DE-FRANCE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ILE-DE-FRANCE

 

 

 

 

 

 

ILE-DE-FRANCE

PARIS 1 405 332 11,72%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PS (37,98%) et Union droite  LR (25,46%)
GUYANCOURT (Yvelines) 18 603 21,65%

(LFI)

3ème position, après Divers centre (39,37%) et Divers gauche (38,97%)
VIGNEUX-SUR-SEINE (Essonne) 18 286 10,17%

(LFI)

4ème position, après LR (47,58%), Divers citoyenne (22,72%), Divers (12,01%)
NANTERRE (Hauts-de-Seine) 51 980 13,70%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PCF (36,21%), LR (27,06%)
BOURG-LA-REINE (Hauts-de-Seine) 13 436 10,32%

(LFI)

4ème position, après UDI (37,07%), Union gauche (22,30%), Divers droite (18,82%)
CLAMART (Hauts-de-Seine) 38 253 10,68%

(LFI)

3ème position, après Union droite, LR (49,65%), Divers gauche (39,67%)
CLICHY (Hauts-de-Seine) 35 900 18,64%

(LFI)

3ème position, après Divers droite, LR (42,59%) et Divers gauche, PS (22,47%)
COLOMBES (Hauts-de-Seine) 52 214 10,72%

(LFI)

4ème position, après LR (31,81%), LE (18,23%), PS (15,86%)
MALAKOFF (Hauts-de-Seine) 18 893 10,48

(LFI)

4ème position, après Union gauche, PCF (41,28%), LE (18,61%), Divers centre (13,56%)
MONTROUGE (Hauts-de-Seine) 30 159 15,23%

(LFI)

4ème position, après Union centriste (44,22%), Divers gauche (21,36%), Union gauche, PS (19,19%)
AUBERVILLIERS (Seine-Saint-Denis) 34 196 20,46%

(LFI)

4ème position, après Union centriste (26,01%), Divers gauche Citoyenne (25,56), Union gauche (21,48%)
LA COURNEUVE (Seine-Saint-Denis) 17 530 37,48%

(LFI)

1ère position, devant Divers gauche, PS (31,48%), PCF (17,54%)
NOISY-LE-GRAND (Seine-Saint-Denis) 41 407 17,39%

(LFI)

4ème position, après Divers centre (24,56%), LR (24,18%), Union gauche, PS (21,31%)
PANTIN (Seine-Saint-Denis) 28 972 21,94%

(LFI)

3ème position, après Divers gauche (39,60%), Union gauche, PS (22,36%)
ROMAINVILLE (Seine-Saint-Denis) 18 580 14,64%

(LFI)

4ème position, après Union gauche (35,46%), PS (16,42%), Divers gauche (16,37%)
ROSNY-SOUS-BOIS (Seine-Saint-Denis) 25 318 11%

(LFI)

4ème position, après Union gauche (29,11%), Divers droite (21,29%), LR (16,95%)
SAINT-OUEN (Seine-Saint-Denis) 31 970 19,16%

(LFI)

2ème position, après Union gauche (46,43%)
CRETEIL (Val-de-Marne) 47 247 18,84%

(LFI)

2ème position, après Union gauche, PS (45,04%)
LE KREMLIN-BICÊTRE (Val-de-Marne) 13 568 17%

(LFI)

3ème position, après Divers droite (39,41%) et Union gauche (26,88%)
ORLY (Val-de-Marne) 11 917 21,44%

(LFI)

2ème position, après Divers gauche (47,83%)
SUCY-EN-BRIE

(Val-de-Marne)

17 705 11,69%

(LFI)

3ème position, après LR (45,64%), Divers centre (34,82%)
VILLEJUIF (Val-de-Marne) 32 689 12,22%

(LFI)

4ème position, après Union gauche, PCF (24,53%), Divers droite (20,10%), Divers centre, MoDEM (20, 05%)
VILLIERS-SUR-MARNE (Val de Marne) 18 008 25,83%

(LFI)

3ème position, après Divers droite, LR (47,46%), Union gauche, PS (26,70%)
VITRY-SUR-SEINE (Val-de-Marne) 47 498 24,07

(LFI)

2ème position, après Union gauche, PCF (37,53%)
BEZONS (Val d’Oise) 17 801 16,93%

(LFI)

2ème position, après le PS (43,11%)
CERGY (Val d’Oise) 32 196 27,11%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PS (36,79%), Divers droite (33,10%)
GOUSSAINVILLE (Val d’Oise) 17 624 12,04%

(LFI)

4ème position, après Divers Gauche (41,07%), Divers Citoyenne (25,81%), Divers Gauche (16,25%)
SANNOIS (Val d’Oise) 17 305 12,19%

(LFI)

5ème position, après Divers droite (27,61%), Divers droite (25,08%), Divers (19,28%), Union gauche (15,83%)
VILLIERS-LE-BEL (Val d’Oise) 13 678 33,15%

(LFI)

2ème position, après PS (43,78%)
 

 NORMANDIE

CAEN (Calvados) 60 724 12,51%

(LFI)

3ème position, après Divers droite (48,51%), Union gauche, LE (21,75%)  
ROUEN (Seine Maritime) 62 752 14,04%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PS (45,13%), Divers centre, Hor. (24,76%)
 

 

 

NOUVELLE AQUITAINE

ANGOULÊME (Charente) 26 562 18,01%

(LFI)

2ème position, après Divers droite, Hor. (27,45%)
BEGLES (Gironde) 21 327 17,14%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, LE (37,87%), Divers, divers centre 33,65%)
CENON (Gironde) 15 597 15,39%

(LFI)

3ème position, après Union gauche (49,52%), Divers (26,95%)
LIMOGES (Haute Vienne) 74 982 24,86

(LFI)

2ème position, après Divers droite, LR (27,34%)
 

 

OCCITANIE

TOULOUSE (Haute Garonne) 281 775 27,56%

(LFI)

2ème position, après Divers droite (37,23%)
MONTPELLIER (Hérault) 174 968 15,36%

(LFI)

2ème position, après Union gauche, PS (33,41%)
 

PAYS DE LA LOIRE

 

NANTES (Loire Atlantique) 203 143 11,20%

(LFI)

3ème position, après Union gauche, PS (35,24%), Divers droite, LR (33,77%)
REZE (Loire Atlantique)

 

31 464

 

11,78%

(LFI)

 

3ème position, après Divers gauche (45,19%), Divers centre (31,60%)

 

 PROVENCE-ALPES-CÔTE D’AZUR MARSEILLE (Bouches du Rhône)  

555 399

11,94%

(LFI)

4ème position, après Union gauche, PS (36,70%), RN (33,58%), Divers droite (12,41%)
AVIGNON (Vaucluse) 58 246 19,03% 4ème position, après Divers droite (27,04%), RN (25,52%), PS (19,82%)

 

NOTES

[1] Voir Alain GARRIGOU : L’ivresse des sondages, Ed. La Découverte, Paris, 2006. L’auteur, agrégé d’histoire et de science politique, est professeur à l’université Paris Ouest Nanterre La Défense. Outre L’Ivresse des sondages, il a notamment publié Le Vote et la vertu (Presses de Sciences Po, 1992 ; rééd. poche Histoire sociale du suffrage universel en France, 1848-2000, Seuil,  » Points « , 2002), Norbert Elias, la politique et l’histoire (dir. avec Bernard Lacroix, La Découverte, 1997), Les Élites contre la République (La Découverte, 2001), Mourir pour des idées (Les Belles Lettres, 2010) et Manuel anti-sondages (avec Richard Brousse, La ville brûle, 2012). Il a fondé l’Observatoire des sondages (2009) et collabore au Monde diplomatique sur son blog  » Régime d’opinion « .

[2] L’Oracle de Delphes – sanctuaire dédié au Dieu Apollon sur les pentes du Mont Parnasse, en Grèce – était consulté par des rois, des généraux et des citoyens ordinaires qui cherchaient des réponses à des questions cruciales concernant la politique, la guerre, la santé, ou d’autres aspects de la vie quotidienne.

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